CostaramaFred Costa

Le terrain est d’abord balisé : Fred Costa donne l’élan. Super héros, il insuffle l’énergie.

Une cartographie sonore aléatoire se dessine. Ses musiques prennent de l’ampleur, il guette les retombées. Reliant les sources sonores, il trace des lignes, mais les déflagrations minent le terrain qu’il arpente inlassablement. De ses démêlées avec la composition, il invente un paysage, il s’affaire sous l’envolée sonore qui ne lui appartient plus; il faut appareiller, réactiver les pédales, replâtrer encore. Plainte de l’épuisé, sa voix s’élève pour rattraper ce territoire d’une fin du monde qui n’en finit pas de renaitre. Retourner le sablier, mettre son tablier, retrousser ses manches… la diffusion prend l’air en charge, les empreintes sonores demeurent. Il abandonne l’audience aux sons, s’en va dessiner d’autres cartes, tant qu’il n’est pas content.